ML-DSA (Module-Lattice-Based Digital Signature Algorithm) est le schéma de signature numérique post-quantique normalisé par le NIST dans le FIPS 204, publié en 2024. Il repose sur la difficulté de problèmes sur les réseaux euclidiens modulaires, réputés hors de portée de l'algorithme de Shor. Il est destiné à remplacer les signatures RSA et ECDSA.
À quoi il sert
La signature répond à trois besoins : authenticité, intégrité et non-répudiation. On la retrouve dans les certificats X.509, la signature de code et de micrologiciels, l'authentification mutuelle TLS, la signature électronique de documents, ainsi que dans les protocoles où un authentificateur signe un défi.
En contrepartie de sa robustesse, ML-DSA produit des clés et des signatures nettement plus volumineuses que l'ECDSA. L'impact se mesure sur les chaînes de certificats, les poignées de main TLS et les composants embarqués contraints en mémoire.
Sa place parmi les standards PQC
| Standard | Algorithme | Fonction |
|---|---|---|
| FIPS 203 | ML-KEM | Établissement de clé |
| FIPS 204 | ML-DSA | Signature (réseaux euclidiens) |
| FIPS 205 | SLH-DSA | Signature (fondée sur le hachage) |
ML-DSA est le choix par défaut du NIST pour la signature ; SLH-DSA sert de solution de repli, plus lente et plus volumineuse mais reposant sur des hypothèses différentes. L'ANSSI recommande l'hybridation avec un schéma classique pendant la transition, afin de ne pas dépendre d'une famille mathématique encore jeune.
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