Glossaire

Attaque par rejeu : définition et contre-mesures

Une attaque par rejeu réutilise des données d'authentification valides captées précédemment. Définition, exemples et mécanismes anti-rejeu efficaces.

Une attaque par rejeu (replay attack) consiste à réutiliser des données d'authentification valides, captées lors d'un échange légitime, pour se faire passer pour l'utilisateur. L'attaquant n'a rien à déchiffrer ni à deviner : il rejoue tel quel un message qui a déjà fonctionné.

Ce qui est rejouable

  • un cookie de session ou un jeton porteur, tant qu'il n'a pas expiré ;
  • une empreinte de mot de passe dans les protocoles qui l'acceptent en lieu et place du secret ;
  • un OTP encore valide, dans la fenêtre de quelques dizaines de secondes ;
  • un échantillon biométrique enregistré, s'il est injecté en amont du capteur.

Le rejeu est donc rarement une attaque isolée : il conclut une interception, un vol de jeton ou une observation par canal auxiliaire.

Les mécanismes anti-rejeu

Trois familles de contre-mesures, souvent combinées :

  • Fraîcheur : nonce aléatoire, horodatage, numéro de séquence — chaque message n'est accepté qu'une fois ;
  • Défi-réponse : le serveur envoie un défi imprévisible que le client doit signer, ce qui rend toute réponse antérieure inutilisable ;
  • Liaison au contexte : la preuve n'est valide que pour une origine, un canal ou une transaction donnée — c'est le rôle du origin binding de FIDO2 et du lien dynamique imposé par la DSP2.

Une variation permanente des paramètres, dans l'esprit du Moving Target Defense, prolonge cette logique : ce qui a été observé lors d'une session ne correspond plus à rien lors de la suivante.


Aller plus loin : le Moving Target Defense contre le rejeu · définition du vol de token · définition du MITM · l'authentification cognitive

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